Vainqueurs du Mozambique (1-0) pour leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont assuré l’essentiel sur le plan comptable. Mais derrière ces trois points précieux, la prestation offensive ivoirienne continue de susciter des interrogations. Une inefficacité devant le but qui ne date pas d’aujourd’hui et que le sélectionneur Émerse Faé reconnaît sans détour.
« S’il y a un point sur lequel nous devons encore progresser, c’est dans la prise de décision et l’exécution des gestes », a confié le technicien ivoirien à l’issue de la rencontre. Face à un adversaire mozambicain bien organisé, les Éléphants ont manqué de justesse dans le dernier geste, multipliant centres imprécis et choix parfois inadaptés dans la zone de vérité.
Pour ce premier match, Émerse Faé avait pourtant tenté un pari offensif audacieux, en alignant trois ailiers avec Wilfried Zaha repositionné à la pointe de l’attaque. Un choix assumé, visant à apporter davantage de percussion et de créativité. Mais cette option n’a pas pleinement porté ses fruits. En manque de repères dans l’axe, Wilfried Zaha n’a pas pu exprimer toute l’étendue de ses qualités, confirmant que son rendement reste plus naturel lorsqu’il évolue sur les côtés.
Sur les ailes, en revanche, Amad Diallo et Yann Diomandé ont incarné l’essentiel du danger offensif ivoirien. Par leurs accélérations, leurs prises d’initiative et leur capacité à éliminer, les deux joueurs ont souvent mis à mal la défense adverse, sans toutefois permettre aux Éléphants de faire le break. « Nous devons être plus méchants devant le but », a reconnu Wilfried Zaha. Une inefficacité qui pourrait coûter cher face à des adversaires plus réalistes. Solides et solidaires, les Éléphants savent désormais que leur principale marge de progression se situe devant le but. À Émerse Faé de trouver la bonne formule pour transformer la domination en buts.
Ange Kouadio, à Marrakech
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