À moins de trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025, une vive polémique secoue le football africain. Selon plusieurs médias, dont Ouest-France, la libération des joueurs africains sélectionnés pour la compétition a été repoussée sous la pression des clubs européens.
Initialement, ceux-ci devaient libérer leurs internationaux à l’issue du week-end du 6–7 décembre, afin de permettre aux équipes nationales de préparer sereinement la compétition. Plusieurs fédérations avaient d’ailleurs déjà planifié leurs stages et matchs amicaux à partir du 8 décembre.
Mais, selon des courriers adressés aux fédérations, une réunion entre l’Association européenne des clubs (ECA) et la FIFA, tenue le 29 novembre 2025, a abouti à un accord permettant aux clubs de conserver les joueurs jusqu’au 15 décembre 2025.
Cette décision, prise sans consultation préalable des fédérations africaines, suscite un mécontentement sur le continent. Certains clubs, comme le Paris FC, affichent déjà leur position : le club a notamment annoncé qu’il ne libérerait ses internationaux que le 14 décembre 2025, soit à peine une semaine avant le début du tournoi.
Pour les sélections nationales, ce report complique sérieusement la préparation. L’impact est réel et oblige les staffs techniques à réajuster leurs plans. La sélection ivoirienne n’échappe pas à ce chamboulement : le staff dirigé par Faé Emerse devra certainement revoir son stage de préparation à Marbella, en Espagne, initialement prévu du 11 au 20 décembre, afin d’intégrer les joueurs libérés tardivement.
Pour l’heure, la CAF n’a pas réagi officiellement à cette situation.
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Ange Kouadio, avec Ouest-France
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